Psy, un métier ou un "état d'être"
- camillebardery
- 18 avr. 2025
- 2 min de lecture

D'aussi loin que je me souvienne, j'ai aimé écouter les histoires des gens. C'était comme une seconde nature. Ça me passionnait d'avoir les détails de leur récit, pour être vraiment capable de me mettre à leur place. Quand certains auditeurs pouvaient poser des questions polies, je posais les miennes de façon spécialement détaillée afin d'être sûre de ne rien louper de leur cheminement et de tout ressentir. Cela me faisait certainement vibrer de reconnaître en eux quelque chose de moi.
Une sorte de confirmation de mon appartenance à la même humanité.
Et puis parfois le récit bifurquait de façon inattendue, ah non ça je n'aurais pas du tout fait comme eux dans cette situation, je n'aurais jamais eu cette audace, je n'aurais jamais fait ça comme ça.
Et j'ai compris ce que c'était de voir le monde avec des lunettes de couleur différente des miennes. J'ai pressenti ce qui pouvait pousser quelqu'un à agir d'une manière ou d'une autre en fonction de sa manière de regarder l'existence. En fonction de son passé. De son rapport au monde. De ses expériences. Tout un tas de choses qui faisaient ensuite développer des croyances sur l'existence
Des croyances qui attiraient des situations venant confirmer celles-ci.
Et rien de plus passionnant selon moi que d'enquêter sur tout ça.
Pour évoluer, et pourquoi pas trouver plus de joie et de légèreté dans la vie.
Donc je n'ai pas la sensation d'avoir choisi un métier, j'ai juste laissé mon goût des autres, de les comprendre et de me comprendre s'imposer. Je le faisais avant de l'étudier, et je le fais même quand je ne travaille pas. C'est qui je suis, un état d'être. Une sorte d'opticienne de la vie !
Commentaires